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51 ans après avoir quitté l’ École

6 Juin 2011 , Rédigé par Pierre Rousseau Publié dans #Cinquante Après

Le programme concocté par nos trois amis bordelais avait de quoi séduire : une première soirée pour se retrouver et se détendre après plusieurs centaines de kilomètres pour certains.

 

Une seconde journée consacrée à la visite de la ville de Saint Emilion et celle de Bordeaux le dernier matin avant de se séparer.

 

Le programme a tenu ses promesses. L'apéritif servi sur la terrasse d'un grand hôtel et au soleil fût très agréable. Le dîner qui suivit ne le fût pas moins. Nous n'étions qu'une trentaine mais l'ambiance fût très vite chaleureuse.

 

Nous quittâmes Bordeaux pour Saint Emilion avec plus de 30 minutes de retard mais qu'importe, l'ambiance s'annonçait excellente.

 

La visite de Saint Emilion, grosse bourgade plus connue pour ses vignobles que pour son passé qui remonte à l'an 800 environ, accompagnée d'une guide passionnée, nous fît découvrir des carrières souterraines à plusieurs étages, une église monolithe (doit-on expliquer qu'elle fût taillée à même la pierre !) et les traces évidentes d'une occupation de la cité par les ordres religieux, etc. Grâce à l'entregent de nos organisateurs, nous avons eu accès à des lieux tels que l’ermitage de Saint Emilion et l'église monolithe, qui ne se visitent que sur recommandation. Les photos y sont interdites.

 

L'après-midi a été consacrée à la visite d'une très belle exploitation vinicole dont le propriétaire est un ami de J-F. Vieuille. Les flacons entreposés dans les recoins des couloirs d'une ancienne carrière, souterraine elle-aussi, étaient bien tentants. Il y avait là quelques millésimes qui devaient valoir leur pesant d'Euros.

 

Mais Murphy et sa loi d'airain qui veut que la tartine tombe presque toujours du côté de la confiture veillait.

 

Alors que la journée du mercredi s'était passée sous un soleil de plomb, le réveil du jeudi nous fît déchanter : il faisait gris et le thermomètre avait fait un plongeon impressionnant.

 

Après le retard de l'autocar, c'est le repas du midi qui posât problème. Il était prévu que nous déjeunions dans une belle salle voûtée attenante à un ancien cloître. Oui mais voilà, le propriétaire des lieux n’avait pas prévu que la salle étant alors louée, les occupants prolongeraient leur réunion au-delà des délais de réservation. L'orage grondait mais après quelques négociations, houleuses au début, nous finîmes par prendre notre déjeuner sous l'auvent. L'apéritif, non prévu, nous consolât de notre déception.

 

On passera sous silence l'arrivée tardive du viticulteur. Le repas du soir, programmé dans un bar à tapas de la rive gauche de Bordeaux, fût lui aussi épique. Le restaurateur nous avait oubliés ! Il nous proposa donc de dîner dans la patio mais avec les moustiques puis se ravisa, sans doute sous la pression d'un groupe de membres du tribunal de commerce de la ville qui avait lui aussi prévu des agapes au même endroit.

 

Nous finîmes par trouver une place dans une salle exigüe où nous pûmes quand même apprécier les tapas servis largement.

 

Vendredi matin, le temps n'était toujours pas très beau. La visite de la ville de Bordeaux en petit train nous permit néanmoins de découvrir les trésors architecturaux de la vieille ville. Certes, les quais de la Garonne sont superbement restaurés ; y flâner un soir d'été doit être très agréable. La circulation automobile y est restreinte, les bâtiments sont très bien éclairés. C'est une ville qui mérite un grand détour.

 

Nos retrouvailles se clôturèrent par un repas servi dans un restaurant très couru des quais de la rive droite, cette fois. Grande salle vitrée, vue sur la ville, ambiance chaleureuse. Heureusement, Murphy nous avait oubliés !

 

Comme il faut toujours faire preuve d'optimisme, on se souviendra que Saint Emilion, le vrai, a commis un petit miracle.

 

L'épouse de notre ami Michel Margala, se trouvait handicapée par une méchante blessure à la cheville. Elle devait s'aider d'une canne anglaise pour se déplacer. On imagine ses difficultés dans les rues pentues de Saint Emilion.

 

Croyez-le ou non, en quittant l'autocar, elle a tout simplement oublié sa canne et parcouru plusieurs dizaines de mètres avant de s'en apercevoir. Formidable, non ?

 

Conclusion de ces journées passées ensemble  claire, précise et unanime : nous avons tous envie de réitérer en 2012 et d'attirer une ou deux dizaines de nos camarades qui n'ont pas pu se joindre à nous cette année.

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